Lors de la présentation à la presse de sa note sur le flexitarisme le 27 octobre, Agridées propose de créer une « interprofession agricole et alimentaire transversale », afin de communiquer sur « l’utilisation équilibrée des produits tant végétaux qu’animaux ». « Nous sommes favorables à la végétalisation des assiettes, mais de façon équilibrée, à 50/50 entre protéines animales et végétales », affirme Yves Le Morvan, responsable Filières et marchés du cercle de réflexion. « Nous savons très bien que les initiatives précédentes en France ont été un échec, mais nous reposons la question, car aujourd’hui, c’est le souhait de tout le monde d’avoir un vecteur qui parle de manière transversale. » « Notre assiette n’est pas verticale, elle est globale », justifie M. Le Morvan.
« Si les territoires, les régions reprennent la main sur leur agriculture, cela peut aider à la reconnexion », espère de son côté Jean-Louis Peyraud (directeur scientifique adjoint à l’Agriculture à l’Inrae). « L’opposition entre animal et végétal est un non-sens économique et nutritionnel », martèle le chercheur, qui a participé à la rédaction de la note. Agridées a publié le 29 octobre une note intitulée : Flexitarisme : une opportunité pour la chaîne alimentaire ?, proposant notamment de lancer un étiquetage volontaire sur le bien-être animal et de réserver le terme « viande » aux seuls produits issus de l’élevage. Côté financement, le think tank suggère que la Pac soutienne les efforts de réduction d’émission de GES dans les élevages via des PSE (paiements pour services dans environnementaux), tout en plaidant pour que le plan protéines permette d’investir dans les « nouvelles filières des produits végétaux destinés à la consommation humaine » (légumineuses).
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« Notre assiette n’est pas verticale, elle est globale »