La direction du groupe Ferrero a indiqué, le 15 avril, que « des représentants de la Commission européenne menaient actuellement des inspections dans ses bureaux ». Bruxelles avait en effet annoncé deux jours auparavant qu’elle procédait à des inspections inopinées sur plusieurs sites d’un fabricant de chocolat, dans deux États membres. Le communiqué précise que la Commission craint « que l’entreprise inspectée ait pu commettre des infractions aux règles de concurrence de l’UE interdisant les ententes et les pratiques commerciales restrictives, et les abus de position dominante ». L’exécutif européen veut vérifier, en particulier, si Ferrero a mis en place « des restrictions à la circulation des marchandises entre États membres au sein du marché unique et des obstacles aux achats multinationaux ». Des pratiques qui pourraient lui permettre d’imposer des prix plus élevés, au détriment des consommateurs. Ferrero assure coopérer « pleinement et fournir les informations demandées ». Il y a deux ans, Bruxelles avait infligé une importante amende de 337,5 millions d’euros au géant américain Mondelez, pour avoir illégalement gonflé ses prix en restreignant la concurrence dans l’UE.
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