Le groupe allemand Bayer a annoncé le 13 octobre avoir signé un accord avec son compatriote BASF pour lui céder des semences et des herbicides afin d’obtenir le feu vert des autorités européennes de la concurrence pour le rachat de l’américain Monsanto. La Commission européenne a annoncé le 5 octobre la suspension temporaire de sa procédure d’enquête sur le rachat de Monsanto par Bayer (qui devait être finalisée fin janvier 2018), afin de permettre aux deux sociétés de fournir des informations jugées importantes par Bruxelles (1).
Bayer va donc vendre à BASF une partie de ses semences de coton, de colza et de soja ainsi que ses désherbants dits non sélectifs à base de glufosinate d’ammonium – connus sous les marques Liberty ou Basta –, pour un montant total de 5,9 milliards €. Ces activités ont dégagé en 2016 un chiffre d’affaires de 1,3 milliard €, généré pour les deux tiers en Amérique du Nord. Avec cette opération, BASF va mettre la main sur la propriété intellectuelle des produits rachetés et sur des sites appartenant à Bayer, parmi lesquels cinq usines de production ou de préparation et dix centres de recherche et développement. Cela permettra à BASF de faire son entrée dans le domaine des semences dont il était jusqu’à présent resté éloigné.
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(1) Voir n° 3614 du 16/10/2017