Portée par trois établissements d’enseignement supérieurs et de recherche agronomiques, la chaire d’entreprises AgroTIC a été lancée le 16 novembre. Son but : « promouvoir la diffusion des technologies numériques pour l’agriculture […] en créant un lien étroit entre la formation, la recherche et les entreprises ».
Pas moins de 23 entreprises se sont portées mécènes de la nouvelle chaire AgroTIC, lancée le 16 novembre à l’occasion du salon Agri Connect qui se tenait dans l’Hérault. De la start-up au grand groupe, du cabinet conseil à la coopérative en passant par les acteurs de la robotique ou les industriels chimiques, ces « entreprises membres », qui représentent « ce que peut être aujourd’hui” la filière du numérique agricole” », se sont engagées pour trois ans auprès des établissements Montpellier SupAgro et Bordeaux Sciences Agro ainsi que de l’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea). Cette nouvelle chaire, dotée d’un budget de 500 000 € et animée par les professeurs Bruno Tisseyre et Christian Germain, devrait mener dix actions par an.
Des mécènes techniques pour accompagner les missions
L’ambition de la chaire AgroTIC est « d’explorer le potentiel de nouvelles technologies pour les usages agricoles, de mieux comprendre les leviers et les freins à leur adoption et de favoriser la structuration d’un réseau d’échange de connaissances, de bonne pratiques et de compétences ». Pour ce faire, la chaire pourra compter sur des « partenaires techniques » qui apporteront un mécénat de compétence. Il pourra s’agir de « structures publiques, instituts techniques, interprofessionels ou associations qui ont des compétences fortes et reconnues dans des domaines intéressant la chaire ».
Parmi ses actions, la chaire prévoit la création et l’animation d’un Observatoire des usages de l’agriculture de précision, la réalisation d’un état des lieux des besoins en formation ou l’établissement d’une cartographie des acteurs de la recherche en agriculture numérique.
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Le bon moment
La création de la chaire s’inscrit dans un contexte de « mutation » de l’agriculture, caractérisé par l’explosion des technologies numériques (objets connectés, drones, réseaux de communication…) susceptibles d’accompagner le développement de l’agriculture de précision. Une agriculture promue par Stéphane Le Foll lui-même, qui défend, à travers son concept d’agroécologie la triple performance, économique, écologique et sociale. Si les innovations se multiplient, elles restent encore « atomisées », explique la chaire. Étudier les interactions potentielles des innovations devrait permettre de donner à ces nouveaux outils une « valeur ajoutée globale […] supérieure à la somme des valeurs ajoutées de chaque solution ». De même, alors que l’apparition de nouveaux outils est galopante, leur appropriation par les acteurs économiques, agriculteurs notamment, ne suit pas. « Une acculturation et un travail sur les technologies sont nécessaires », affirment les fondateurs de la chaire.
La chaire prévoit la création d’un Observatoires des usages de l’agriculture de précision