Le groupe de distribution néerlandais Ahold a multiplié par plus de six son bénéfice net à 915 millions d’euros en 2006, avec un chiffre d’affaires en progression de seulement 2% à 44,87 milliards d’euros.
Ainsi, le groupe Ahold commence à faire oublier le scandale comptable qui l’avait affecté en 2003, et il a en quatre ans, grâce à ses efforts de restructuration, très fortement remonté la pente. Le bénéfice opérationnel apparaît, lui, à 1,293 milliard d’euros.
Ahold a provisionné 803 millions d’euros net pour le règlement en 2005 d’un conflit né avec certains actionnaires. Sans cette provision, son bénéfice opérationnel serait en hausse de 22,4%, selon le groupe.
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Il a annoncé une augmentation d’un milliard d’euros de son programme de rachat d’actions, initialement de 2 milliards d’euros, « en fonction de la cession d’US Foodservice ». US Foodservice, qu’il a annoncé vouloir mettre en vente en novembre, a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires en hausse de 4,1% à 19,2 milliards d’euros, soit près de la moitié de son chiffre d’affaires total.
Cette filiale américaine d’Ahold, spécialisée dans la distribution alimentaire de gros aux restaurants et cantines, a enregistré un bénéfice opérationnel de 258 millions d’euros en 2006, contre 86 millions d’euros un an plus tôt. Sa marge opérationnelle est de 1,7 %. Selon les analystes, la valeur d’US Foodservice serait de 4,4 à 5 milliards d’euros. Le groupe Ahold a encore à son programme un nouveau plan d’économies de 500 millions d’euros à réaliser sur deux ans et la remise à niveau, ou la cession, des supermarchés américains Tops en perte de vitesse. Il a également encore à vendre ses participations dans le groupe portugais Jeronimo Martins. Début décembre, il avait déjà vendu ses supermarchés polonais au groupe français Carrefour pour 375 millions d’euros.