Le groupe de distribution néerlandais Ahold a dégagé des résultats légèrement supérieurs aux attentes avec un bénéfice d’exploitation au deuxième trimestre de 291 millions d’euros, même s’il est en baisse de 11 millions en raison d’effets de change négatifs. Le bénéfice net, lui, s’établit à 2,2 milliards d’euros, gonflé par les plus-values de cession de la filiale américaine U.S. Foodservice et de certaines activités en Pologne. Ahold, qui a cédé U.S. Foodservice à des fonds d’investissement le mois dernier pour 7,1 milliards de dollars, avait publié un bénéfice net de 219 millions au titre du deuxième trimestre 2006.
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La restructuration des activités américaines de supermarchés, prévue sur deux ans, se poursuit conformément aux prévisions, selon le groupe. Cette réorganisation entamée en septembre dernier prévoit une baisse des prix, un développement des marques distributeurs et une diversification des produits vendus en rayon. Selon John Rishton, directeur financier et directeur général par intérim du groupe, les clients se rendent de plus en plus compte que les prix de vente sont en baisse. Les enseignes concernées, Stop & Shop et Giant-Landover, ont toutefois affiché un résultat d’exploitation en baisse de 62 millions de dollars, à 161 millions, les marges ayant souffert de la restructuration. Aux Pays-Bas, la chaîne Albert Heijn, la première enseigne de supermarchés du pays, continue à bien se porter. Son bénéfice d’exploitation affiche une hausse de 28 millions d’euros et atteint 130 millions d’euros. Pour l’exercice, Ahold a dit maintenir sa prévision de marge d’exploitation comprise entre 4 et 4,5% et dit n’avoir pas l’intention de céder ses activités de distribution aux Etats-Unis malgré son intention de se faire radier de la Bourse de New York. John Rishton a précisé que les hausses des prix du pétrole et des prix alimentaires auraient « dans une certaine mesure » des conséquences sur son activité.