Le Sénat dominé par l’opposition de droite a débuté, le 11 mai, l’examen en première lecture du projet de loi relatif au « développement solidaire ». Attendu depuis longtemps et adopté à l’unanimité en première lecture par les députés début mars, le texte est au programme des sénateurs jusqu’à mercredi, voire lundi. Le texte répond à l’engagement du président Emmanuel Macron de la porter à 0,55 % du revenu national brut (RNB) à la fin du quinquennat, en 2022, contre 0,37 % à son arrivée à l’Elysée. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France « s’efforcera » en "2025" de consacrer « 0,7 % de son revenu national brut » à l’APD, objectif fixé par la communauté internationale. En commission, les sénateurs ont complété la programmation financière établie jusqu’en 2022 en la prolongeant jusqu’en 2025. Selon le ministre, le texte vise aussi à « clarifier » les « priorités géographiques », en orientant l’aide en dons « sur 19 pays prioritaires qui concentrent les fragilités : Haïti et 18 pays d’Afrique sub-saharienne ». « Il recentre notre aide au développement sur les pays qui en ont le plus besoin ainsi que sur les services essentiels, éducation, agriculture et alimentation », a expliqué le corapporteur LR Hugues Saury.
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