Le ministère de l’Agriculture a finalement éteint la polémique. Dans un communiqué le 13 mars, il a annoncé le maintien des aides à la conversion pour l’agriculture bio « sur une durée de cinq ans, comme c’est le cas aujourd’hui ». « L’accompagnement des agriculteurs qui prennent le risque de passer en agriculture biologique est essentiel pour garantir son développement », réaffirme ainsi le ministère.
Cette annonce fait suite à la polémique déclenchée par les propos d’Emmanuel Macron, lors du grand débat sur la transition écologique qui s’est tenu le 7 mars à Gréoux-les Bains (Provence). Le président de la République semblait soutenir le passage de 5 à 3 ans de la durée des aides à la conversion. « Quand on regarde les choses, cette aide était moins utile pendant les années 4 et 5 », avait-il indiqué. Des affirmations qui avaient été confirmées par Didier Guillaume lors d’un entretien avec l’AFP, lors de la clôture du Salon de l’agriculture. « Nous avons pris la décision de les accompagner pendant trois ans au lieu de cinq, pour avoir plus de producteurs biologiques », estimant que « si un jeune tient les trois premières années, il est bien parti ».
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Finalement, il n’en sera rien, ce qui soulage notamment la Fnab (agriculteurs bio), qui avait été particulièrement virulente après les propos d’Emmanuel Macron. « Nous sommes satisfaits de ce retour en arrière, indique son président Guillaume Riou. L’État s’est déjà désengagé des aides au maintien, cela aurait été dramatique de se désengager également des aides à la conversion ». Le ministère de l’Agriculture évoque de son côté une « confusion entre aides au maintien et aides à la conversion », suite aux propos du président. Il rappelle par ailleurs que « 1,1 milliard d’euros vont être mobilisés pour ces conversions », afin de « faire de la France le premier pays bio d’Europe ».
Une « confusion entre aides au maintien et aides à la conversion »