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Aides aux apiculteurs : l’Unaf et la Conf' restent sur leur faim

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L’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), a fait part, le 17 octobre, de sa « déception », quant au dispositif d’aide de 3 M€ annoncé par le ministère de l’Agriculture pour les victimes des surmortalités d’abeilles survenues durant l’hiver 2017/2018. L’organisation déplore une réponse « a minima, plus de 6 mois après les mortalités constatées ». Ce dispositif, présenté par Stéphane Travert avant son remplacement, s’articule autour d’une aide forfaitaire de 80 € pour chaque essaim acheté. Il est ouvert aux apiculteurs possédant plus de 50 ruches et ayant subi la perte de 30 % de leur cheptel durant l’hiver 2017-2018, malgré un traitement anti-varroa. L’Unaf déplore la faiblesse du montant de l’aide, « alors que les apiculteurs les plus durement touchés ne disposent pas des fonds nécessaires pour compléter l’aide à l’achat d’essaims, qui représente environ la moitié de son prix ». Elle appelle par ailleurs à l’assouplissement des conditions pour toucher l’indemnisation. « Même en deçà de 30 % de mortalités, il est difficile de maintenir une exploitation à flot », fait-elle ainsi remarquer. L’Unaf demande enfin la suppression du plafonnement des versements, pour le moment fixé à 15 000 euros sur 3 ans. L’organisation craint en effet que, dans ces conditions, « l’enveloppe ne soit pas totalement utilisée ». Les apiculteurs concernés par cette aide doivent déposer avant le 7 novembre une demande d’aide sur le site de FranceAgriMer. Ils bénéficieront d’une avance et auront jusqu’au 30 juin 2019 pour réaliser leurs achats. La mise en place de ce dispositif avait été annoncée le 30 juillet dernier.

De même, la Confédération paysanne a indiqué que le ministère de l’Agriculture est « à côté de la plaque », dans un communiqué publié le 15 octobre. « Cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis. Le comble, c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale ». Une prise en charge des analyses par l’État soutiendrait les apiculteurs dans leur activité, selon le syndicat.

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Une réponse « a minima, plus de 6 mois après les mortalités constatées »