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Aiherd lève 2,1 millions d’euros pour mieux surveiller les bovins

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Aiherd permet d'analyser le comportement chaque animal. Crédits : © Aiherd

 Pour mieux identifier et prévenir les pathologies des vaches laitières, et améliorer la rentabilité des exploitations, Aiherd a installé ses caméras dans les étables. Cette solution alternative aux colliers connectés vient de mobiliser 2,1 millions d’euros de financement.

Tous les éleveurs le savent : surveiller son troupeau de bovins prend du temps, demande de la formation et de l’expérience, et les pathologies non détectées ou détectées trop tard peuvent peser lourd dans le bilan de l’exploitation. Si des solutions comme les colliers connectés existent déjà sur le marché, Quentin Garnier en créant Aiherd a quant à lui opté pour la vidéosurveillance couplée à l’intelligence artificielle. « Des caméras installées dans les étables peuvent surveiller chaque vache laitière qui est identifiée en fonction de ses taches », explique-t-il. « Ces images sont analysées par une intelligence artificielle afin d’identifier le comportement exprimé par chaque animal ». La solution d’Aiherd permet ainsi de détecter les chaleurs, les chevauchements, le vêlage, les boiteries, les mammites et les pathologies métaboliques, mais aussi de mesurer le bien-être des animaux.

Après une phase de recherche et de tests, la solution d’Aiherd est installée dans 20 fermes avant son lancement commercial. Pour passer à une plus grande échelle, la société vient d'annonce début février, la réalisation d'une augmentation de capital de 2,1 millions d’euros, dont 1,1 million mobilisé par VetAngels et un investisseur historique (Xavier Debbasch), 670 K€ d’avance remboursables et 330 K€ de subventions, deux financements obtenus auprès de BPIfrance qui a identifié Aiherd comme une deeptech. La société est actuellement incubée auprès d’Atlanpole à Nantes et par le Village By CA Atlantique Vendée et accompagnée par le SATT de Paris-Saclay à Orsay.

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Le suivi des bovins allaitants en ligne de mire

« Les deux tiers de ces nouveaux financements vont être orientés vers le développement commercial afin de démarcher les fermes en France et au Benelux qui sont compatibles avec notre solution », prévoit Quentin Garnier, estimant à 60 000 le nombre de fermes potentiellement compatibles. Comptant 12 salariés aujourd’hui, Aiherd va embaucher un vingtaine de personnes en plus. « Nous prévoyons d’équiper une centaine de fermes chaque mois d’ici la fin de 2023 », poursuit-il. Avant de démarcher, courant 2024, les autres marchés européens et nord-américains, régions où le mode d’élevage, plus ou moins similaire, est adapté pour la solution d’Aiherd. D'ici un an, la société prévoit aussi de proposer une solution pour les bovins allaitants, permettant de détecter des comportements et pathologies différents.