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Viande AIM à la recherche d’un partenaire de long terme

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Alors que la filière porcine est déjà mise à mal par la défaillance de Gad (Cecab) et la fermeture annoncée de l’abattoir de Lampaul, un autre abattoir porcin est dans la tourmente, le groupe AIM. Après une perte de 900 000 euros en 2012 (pour environ 270 M EUR de chiffre d’affaires), le groupe AIM (Ste Cécile, 50), très fortement endetté, a besoin de se refinancer. Des discussions sont en cours dans le cadre d’une procédure d’alerte, qui doit déboucher sur la présentation d’un plan de financement au tribunal de commerce de Coutances le 30 juillet. Le dispositif qui devait être présenté comprend la garantie d'une ligne de crédits de trois millions d'euros par la CDC, le département de la Manche et la région Basse-Normandie, ainsi que la mise en place d’une opération de lease back. Une structure détenue par la Caisse des dépôts et consignations et la Shema (société d’économie mixte normande spécialisée dans l’immobilier et le développement économique) doit reprendre les locaux d’AIM (qui deviendra locataire) et permettre à ce dernier de dégager 4 à 5 M EUR. Dans un second temps, AIM cherche un partenaire sur le long terme afin d’assurer sa pérennité. Contacté par Agra alimentation, la direction d’AIM n’a pas souhaité répondre à nos questions. L’entreprise est détenue par le groupement de producteurs de porc Cap 50 (64 %) et par le fabricant d’aliments J-dis (34 %). Glon Sanders (Sofiprotéol), actionnaire historique, détient toujours 2 % du capital. « AIM a souffert l’an passé d’un recul de 15 % des abattages de bovins, en ligne avec la moyenne nationale, et de la hausse très forte du prix du porc, qui n’a pu être totalement répercutée auprès des clients salaisonniers », indique Jean-Luc Osmont, président de Cap 50. Originalité du modèle économique, AIM abat les quatre espèces de viande et fournit artisans, GMS et collectivités de la Normandie jusqu’au bassin parisien. « Rien n’est signé et tant que rien n’est signé, il faut rester très prudent », prévient Jean-Luc Osmont, président de Cap 50. Pour lui, une des solutions consiste à diminuer l’activité de piéçage au profit de la vente de carcasses entières. « Sur les carcasses, la qualité est prise en compte alors que ce n’est pas le cas sur les piécés, qui sont par ailleurs très gourmands en main d’œuvre dans un contexte de fortes distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne », explique-t-il.

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