Jeudi après-midi, environ 150 viticulteurs girondins, responsables professionnels représentant les principaux syndicats viticoles du Bordelais, et des élus se sont rassemblés à Bordeaux. Le maire UMP de la ville, Alain Juppé, a recouvert du mot « censure » un panneau « Bordeaux ». M. Juppé a souligné que, dans la lutte contre l'alcoolisme, « ce n'est pas la prohibition qui peut être efficace, tous les exemples historiques l'ont démontré ». Pour l'ancien Premier ministre, « la meilleure façon de répondre à ce fléau c'est: l'éducation, la sensibilisation, l'information, la modération ».
A Bretagne-d'Armagnac (Gers), une trentaine de viticulteurs, soutenus par des élus, dont le président PS du conseil général Philippe Martin, ont procédé à des opérations similaires, comme à Cahors (une vingtaine de manifestants), à Lézignan-Corbières et Limoux (plusieurs dizaines de viticulteurs audois), ou encore dans l'Hérault à Frontignan (une centaine de viticulteurs et élus). Dans quelque 70 communes des vignobles d'Anjou et de Saumur, les manifestants ont recouvert les panneaux du slogan : « Quel avenir pour le vin si on ne peut pas en parler ? ». A Colmar, comme dans la plupart des 70 villages du vignoble alsacien, les manifestants brandissaient des panneaux « Avec Sark-Eau et Bachel-eau, le vin tombe à l'eau ».