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« Notre analyse théorique suggère que l’ampleur de la flambée des prix aurait été encore plus importante et brutale sans les spéculateurs », écrit Alexandre Gohin chercheur à l’Inra de Rennes dans le résumé de son intervention au colloque « L’agriculture face à l’incertitude des marchés » organisé par Pluriagri et l’Inra, le 27 octobre. « Les marchés financiers ont été fortement dénoncés dans les récentes évolutions des prix agricoles », rappelle le chercheur. Son analyse « théorique » montre que « sans spéculation, les stocks auraient encore plus diminué », souligne-t-il. Ses recherches montrent aussi « qu’une intervention publique via les stocks est extrêmement délicate à définir car elle peut brouiller, plus qu’éclaircir, les informations économiques utilisées par les acteurs économiques », ajoute-t-il. Pour autant, le chercheur ne « nie pas » pour autant « l’intérêt de l’intervention publique ciblée ».