La consommation de certains conservateurs, très présents dans l’alimentation, est associée à une fréquence légèrement plus importante de cancers et de diabètes, révèlent deux études françaises de grande ampleur, publiées le 8 janvier. Menés par l’équipe de l’épidémiologiste Mathilde Touvier (Inserm), ces travaux ont été publiés respectivement dans les revues BMJ et Nature Communications. Ces études ne permettent pas de conclure à un lien direct de cause à effet entre ces pathologies et la consommation des additifs concernés, mais elles apportent des indices importants en ce sens, par leur méthodologie robuste. Les chercheurs se sont appuyés sur l’étude d’une large cohorte, de plus de 100 000 personnes, suivies pendant plusieurs années avec des questionnaires alimentaires très réguliers et des données précises sur la composition des produits consommés. Ils en concluent que la consommation de plusieurs conservateurs, en particulier les sorbates, les sulfites et les nitrites, est associée à une plus grande fréquence de cancers, notamment le cancer de la prostate pour le nitrite de sodium (E250), ainsi qu’à un risque accru de diabète. L’ensemble de ces résultats plaide pour des politiques de santé publique favorisant des produits « limitant l’usage de conservateurs et d’additifs superflus ».
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