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Aliments ultra-transformés : risque accru de maladies cardiovasculaires

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Deux études parues le 29 mai dans le British Medical Journal pointent les risques pour la santé d’une consommation élevée d’aliments « ultra-transformés » (AUT). La première a été menée par le Dr Mathilde Touvier (Inserm) sur plus de 100 000 participants à l’étude NutriNet-Santé (2009-2018). Sa conclusion : passer de 15 % de produits ultra-transformés dans l’alimentation à 25 % est associé à une augmentation de 12 % du risque de maladies cardiovasculaires (13 % pour les maladies coronariennes et 11 % pour les AVC). Une association « statistiquement significative », selon l’auteure, qui a pris en compte les autres caractéristiques des participants (tabac, alcool, activité physique, statut socio-économique, âge, sexe, poids, etc.). « L’étude ne permet pas à elle seule de conclure à un lien de cause à effet », précise-t-elle. Déjà en février, une étude s'était penchée sur l'impact sur la santé des AUT. (Agra Alimentation du 14 février 2019). 

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La seconde étude a été menée par la chercheuse espagnole Maira Bes-Rastrollo auprès de 20 000 diplômés universitaires. Elle met en évidence qu’une consommation plus élevée d’aliments ultra-transformés (plus de quatre portions par jour) est associée à un risque accru de mortalité toutes causes confondues (+62 %) par rapport à une consommation de moins de deux portions par jour.