Les députés européens militent pour plus de souplesse dans le marketing nutritionnel autorisé pour les boissons alcoolisées. Ils veulent que les Etats membres restent libres d’imposer ou non des allégations négatives à certains produits (mises en garde). Et souhaitent autoriser les allégations nutritionnelles pour ces liquides.
Dans la confusion régnant lors du vote sur les allégations nutritionnelles et de santé, le 21 mars Voir Agra alimentation n°1922 du 23 mars 2006, les eurodéputés de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire ont ouvert la voie à un assouplissement du règlement concernant l’alcool (article 4). Un bras de fer devrait être entamé à l’approche de la décision finale sur le règlement, la commission ayant adopté, à une voix près, un amendement proposé par Adrian Poli-Bortone (amendement 14), la rapportrice parlementaire (Italie, UEN) permettant les allégations nutritionnelles pour les boissons alcoolisées.
La Commission européenne et les Etats membres s’étaient montrés inflexibles en décembre dernier, refusant toute allégation pour les boissons alcoolisées. Les étiquettes des spiritueux, des vins et des bières devraient pouvoir, selon les députés, porter la mention « teneur en alcool réduite » ou encore « pauvre en sucre ».
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Par ailleurs, les parlementaires ont amendé la proposition de règlement à propos des allégations négatives éventuellement imposées à certaines boissons alcoolisées. Sous l’impulsion de députés britanniques, la commission a estimé qu’une harmonisation en la matière serait prématurée. Les Etats membres devraient rester libres de contraindre ou non les fabricants d’apposer une allégation négative du type « produit dangereux pour la santé ».