Les ventes de détail en Allemagne, qui comptent pour une part importante de la consommation globale des ménages, se sont légèrement reprises en février, tout en restant à un niveau historiquement faible. Elles ont progressé de 1,2% par rapport à janvier en valeur réelle (à prix constants) après avoir reculé de 0,5% en janvier (chiffre corrigé en baisse), a indiqué la banque centrale allemande, dont les données, corrigées des variations saisonnières, sont suivies en priorité par les économistes. Selon l’Office fédéral des statistiques, qui publie des données distinctes jugées moins précises, les ventes ont crû de 0,3%. Elles ont été tirées principalement par le secteur du prêt-à-porter, du cuir, ainsi que par les équipements et appareils ménagers. En revanche, le chiffre d’affaires pour les produits alimentaires, boissons et tabac affiche un recul de 2,2%, selon la Bundesbank. La consommation intérieure allemande reste globalement déprimée et constitue même le « talon d’Achille » de la première économie de la zone euro, selon les termes cette semaine du ministre des Finances, Hans Eichel. Cette atonie, dans un contexte de chômage élevé et de réformes sociales douloureuses, constitue « un véritable frein à la croissance », a-t-il déclaré lors d’un colloque à Berlin.
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