Il est des secousses salutaires. Tout dépend de la robustesse de l’organisme. Le monde économique, les entreprises, et l’agroalimentaire en particulier, n’en sont pas totalement dépourvus. Mais cela suffira-t-il après le séisme politique de dimanche ? Il est vrai que la Bourse joue l’indifférence pour l’instant et qu’un peu de détente sur l’euro fort peut avoir quelques vertus. Il n’empêche, rien ne paralyse davantage les entrepreneurs – comme les consommateurs d’ailleurs – qu’une trop forte accumulation d’inconnues. Or, là nous sommes servis : non seulement trop de monde a été pris de court mais trop peu se sont attelés à la recherche de solutions innovantes. Dans ces conditions, la « bataille de l’emploi » qu’on entend déjà proclamée haut et fort risque de n’être qu’une pétition de principe. Les employeurs justement – à condition d’être moins étranglés par leurs clients, par leurs banquiers ou par le fisc – ne joueront bien le jeu que s’ils retrouvent des armes concrètes pour ce combat dans une politique agricole, dans une ambition industrielle, dans une stratégie d’exportation, dans un dispositif adapté de formation, entre autres. Pour cela, rien n’est à négliger, ni les alliances que nous saurons renouer en Europe et ailleurs, ni ce qu’il nous reste de marges de manœuvre à Bruxelles et qui doivent être exploitées au plus vite.
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