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Pâtes/Stratégie Alpina Savoie en bonne voie

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Après sa reprise fin 2009 par Christian Tacquard (groupe Galapagos), Alpina Savoie peaufine sa stratégie de relance, axée sur davantage de valorisation et sur le soutien de sa marque propre notamment. L’entreprise devrait sortir de procédure de sauvegarde d’ici à la fin de l’année.

Après avoir développé l’activité sous MDD pendant des années, Alpina Savoie, reprise par Christian Tacquard il y a près d’un an, parie désormais sur la création de valeur. Au programme, le développement de la marque propre sur les pâtes (50 % des volumes) et le renforcement de l’activité sur le marché du couscous (un tiers des volumes, le reste étant constitué par la polenta et les semoules), considéré comme un levier de développement important à l’export.
« Notre portefeuille d’activité est assez divers. Nous avons des masses plutôt bien équilibrées quelle que soit la façon dont on regarde l’activité, que ce soit en termes produit ou de circuits de distribution, se félicite Jérôme Nalliod-Izacard, directeur commercial et marketing d’Alpina Savoie. Mais la création de valeur doit être systématique. Nous sommes en train de finaliser la stratégie de l’entreprise, mais elle ira clairement dans cette direction. »
Si le chiffre d’affaires d’Alpina Savoie décroît encore cette année (42 millions d’euros prévus pour 2010 après 50 millions d’euros en 2009 et 76 millions d’euros en 2008), Jérôme Nalliod-Izacard rappelle que les volumes transformés (près de 45 000 tonnes) ont été stabilisés. Le recul du chiffre d’affaires s’explique, selon lui par « une progression des ventes de produits à plus faible valeur ajoutée, dont la semoule, issue de la première transformation. »
Après avoir fait porter les efforts sur le redressement financier de l’entreprise, qui devrait sortir de procédure de sauvegarde pour la fin de l’année, la direction passe au renforcement de l’équipe marketing et commerciale pour accompagner cette nouvelle stratégie. Un nouveau chef de produit et deux technico-commerciaux doivent être recrutés pour épauler Jérôme Nalliod-Izacard, lui-même arrivé récemment.

Relancer la marque Alpina Savoie
Les pâtes représentent la moitié des volumes d’Alpina Savoie. La marque propre représente 20 % de l’activité et les MDD un tiers. Le reste est constitué par la vente de produits peu ou pas « marketés » à l’industrie. « Nous voulons consolider la marque Alpina Savoie dans la région et améliorer notre diffusion nationale. A côté des poids lourds du marché, il y a une place pour les pâtes régionales. Et cette niche, ce sont les pâtes d’Alsace et de Savoie », estime Jérôme Nalliod-Izacard. En termes de nouveautés produits, après la polenta bio sous marque propre, Alpina Savoie lance ses premiers crozets bio. En ce qui concerne les MDD, l’entreprise souhaite clairement se positionner sur les produits régionaux, premium ou encore sur le bio. Si le dirigeant reste discret sur les objectifs pour la marque Alpina Savoie, il assure pouvoir dégager des moyens suffisants pour la soutenir avec des animations terrain et une campagne de communication à destination du grand public (sans que le média soit pour l’instant arrêté).

S’installer encore plus fortement sur le marché du couscous
Alpina Savoie qui se présente comme le deuxième fabricant européen de couscous (après Pastacorp), souhaite se renforcer sur ce marché. « C’est notamment un axe fort pour nous à l’export », précise Jérôme Nalliod-Izacard. Sur ce segment, Alpina Savoie travaille sous MDD, pour l’industrie et commercialise également la marque Al Badia, destinée aux grossistes en France et à l’international (un peu plus de 2 000 tonnes pour cette marque).

Se diversifier à l’export
Alpina Savoie réalise 8 % de son activité à l’export, dont 65 % avec le couscous. « Nous voulons diversifier l’activité à l’export, et notamment être moins dépendant du couscous de l’industrie agroalimentaire, souligne Jérôme Nalliod-Izacard. D’une part nous voulons développer les volumes de pâtes commercialisés à l’export, d’autre part nous envisageons de développer les ventes de couscous à l’export sur d’autres circuits que celui des clients industriels, qui représente actuellement la majorité de nos ventes. »

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