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Pâtes/ restructuration Alpina va fermer un site de petfood

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En procédure de sauvegarde jusqu’à janvier 2010, le groupe Alpina va fermer un des deux sites de sa filiale de petfood Canissimo, en partie responsable de ses difficultés financières. L’autre site appartiendra directement à Alpina Savoie et Canissimo ne sera donc plus une filiale séparée. Pour sortir la tête de l’eau, le groupe dont les pertes sont évaluées à un tiers des fonds propre cherche un partenaire financier. Il pourrait être majoritaire dans le capital.

Alpina va fermer l’un des deux sites de sa filiale Canissimo. Le groupe appartenant à la famille Chiron, qui a réalisé un chiffre d’affaires total de 76 millions d’euros l’année dernière (dont 15 M EUR pour Canissimo) souhaitait au départ céder entièrement cette activité de petfood. Aucun des projets de reprise de l’ensemble de Canissimo n’a finalement abouti et le site dédié à l’activité de croquettes basé à Bédarrides (Vaucluse) va donc être fermé. L’autre site, qui se situe à Chambéry, va désormais dépendre directement d’Alpina Savoie et Canissimo ne sera donc plus une entité séparée. « Ce site fabrique des pâtes pour animaux, ce qui est en lien avec les autres activités d’Alpina Savoie », explique Marie-Sophie Vol, responsable marketing d’Alpina Savoie. La fermeture du site de Bédarrides va entraîner le licenciement ferme de 24 personnes.

Trouver un partenaire financier
Cette fermeture d’usine permet à la famille Chiron de se désendetter. Le groupe est dans une situation très délicate. A la date de la mise en procédure de sauvegarde (juillet 2008), ses pertes étaient évaluées à hauteur d’un tiers des fonds propres. En procédure de sauvegarde jusqu’à janvier 2010, Alpina cherche un investisseur industriel pour en sortir. « On peut imaginer qu’une entreprise agroalimentaire devienne majoritaire dans le capital », indique Marie-Sophie Vol. Alpina Savoie a beaucoup souffert de la hausse des matières premières et les marchés sur lesquels l’entreprise est présente sont très disputés. Le spécialiste des semoules, pâtes, couscous et spécialités savoyardes réalise un tiers de son chiffre d’affaire en MDD, un tiers en GMS sous sa propre marque, et un tiers en B2B, à l’export (7 %) et en RHF (7 %). « Nous souhaitons trouver un nouvel équilibre et réaliser un quart de notre chiffre d’affaires en RHF », affirme la responsable marketing du groupe. Autre piste pour sortir un peu la tête de l’eau : le bio. L’entreprise propose désormais une offre de produits issus de l’agriculture biologique pour la restauration scolaire et pour les MDD.

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