Comment faire en sorte que la valeur ajoutée revienne vraiment aux caféiculteurs ? À cette question, Quentin Rouyer, jeune diplômé de HEC, a trouvé la réponse. « Il faut que le café soit torréfié dans le pays de production et non pas au plus près des marchés, ici en Europe ou aux États-Unis », explique-t-il. Car, avec des prix du café vert aujourd’hui très bas pour les cultivateurs, la plus-value est réalisée par les intermédiaires entre le producteur et le client, au premier rang desquels les torréfacteurs. L’idée de départ s’est concrétisée avec le lancement d’Alternative Café, un e-shop proposant des cafés de producteurs identifiés, torréfiés et conditionnés dans le pays de production (Mexique, Costa Rica, États-Unis, Laos, etc.), puis importés en France. Les différentes références de café en grain sont proposées à un tarif oscillant entre 10,50 euros TTC (les 250 g.) et 13,50 euros TTC, avec un « café de luxe », proposé entre 30 et 50 euros, venant d’Hawaï.
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« Les ventes ont débuté en avril 2021, après 18 mois de travail préparatoire, consistant notamment à visiter les producteurs et sélectionner les cafés », explique Quentin Rouyer, dont la société est basée à Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Environ 300 clients ont commandé, dont une centaine sont devenus des clients récurrents. Alternative Café, qui en est encore à la phase de preuve du concept, espère bien étendre son catalogue de cafés et augmenter son nombre de clients. Pour cela, différentes formules sont testées, comme l’abonnement mensuel ou la box (à l’unité ou en abonnement) permettant de découvrir et s’initier à la préparation et la dégustation du café.