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Charcuterie-traiteur/Stratégie Amand-Bianic revient au métier des terrines

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Amand-Bianic, né en 2006 de la fusion des deux entreprises éponymes (1), spécialistes de l’andouille et de l’andouillette, développe depuis deux ans le marché des terrines (produits de la mer, légumes, volailles). Après la RHF et la coupe en GMS, les produits seront disponibles en libre service à partir du mois de septembre. L’entreprise renoue ainsi avec un métier que Charles Amand avait cédé voici 10 ans.

C’est une histoire à rebondissement. En 2000, Charles Amand cède son activité de diversification dans les terrines à base de produits de la mer, à Amaris, et s’engage à ne pas se rétablir sur ce marché pour une période de six ans. Amaris périclite et, en 2009, suite à un placement en redressement judiciaire, l’activité qui avait été achetée à Charles Amand est reprise par Mer et Terroirs, qui décide d’abandonner la marque au profit de la marque « Opéra traiteur » (2).

Rentabiliser l’outil industriel
Entre temps, en 2006, Amand s’est rapproché de son concurrent historique dans l’andouille et l’andouillette, Bianic. Le groupe ainsi constitué réorganise sa production et transfère toute la production d’andouille et d’andouillette sur le site d’Amand, à Vire. « Il s’agit d’un marché stable. La seule solution était de faire fonctionner l’outil industriel à plein », explique Gilles Amand, directeur général d’Amand-Bianic. Restait donc un site de production vide à Morlaix, qui a trouvé une seconde vie depuis deux ans avec la fabrication de terrines à base de produits de la mer, de légumes ou encore de volaille. « Nous avions un vrai savoir-faire sur les produits de la mer, explique Gilles Amand, qui a un temps suivi l’activité terrines avant de réintégrer le groupe familial. Nous avons embauché une équipe de R & D de quatre personnes pour développer la gamme de produits et investi 1,5 million d’euros sur le site de Morlaix pour l’adapter à la production de terrines et aux produits de la mer. » Quant à l’andouille de Guéméné, sa production a été concentrée sur le site de Beignon (et celui de Pontorson fermé).

Une nouvelle marque dédiée au libre service
Cette nouvelle gamme compte 25 références. Elle est commercialisée depuis deux ans auprès de la RHF et à la coupe en GMS. 17 références doivent faire leur apparition en libre service en septembre, sous la marque Amand Gastronomie (les marques Amand terroir et Amand traiteur étant respectivement dédiées aux activités andouilles/andouillettes et aux terrines à la coupe). « Pour la commercialisation en GMS, nous passons par nos 200 grossistes », précise le dirigeant.
Amand-Bianic, qui emploie 200 personnes, annonce un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Sur une production totale de 4 500 tonnes, les terrines représentent 1 000 tonnes, avec des réserves de capacité de production importantes. « Le marché français représente 6 000 tonnes, nous commençons à avoir des positions fortes », estime Gilles Amand qui rappelle qu’au moment de sa cession en 2000, l’activité terrines Charles Amand représentait 60 % du marché européen.

(1) Cf Agra alimentation n° 1963 du 22 février 2007 p. 25
(2) Cf Agra alimentation n° 2075 du 3 septembre 2009 p. 26

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