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Salaisons/Fusion Amand et Bianic deviennent n°1 de l’andouillette

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Amand et Bianic ont fusionné au sein d’une même holding Amand-Bianic, détenue à parts égales par les deux sociétés. La nouvelle société représente 30 M EUR de chiffre d’affaires, dont 10 M réalisés sous MDD et devient ainsi le numéro un de l’andouille et de l’andouillette devant AT France et Popy.

Alors que les négociations avec les distributeurs sont en passe de s’achever, Amand et Bianic mesurent l’impact de leur rapprochement. Effective depuis la fin de l’année 2006, leur fusion au sein d’une même holding détenue à parts égales par les deux sociétés donne naissance à un ensemble qui pèse 30 M EUR de chiffre d’affaires pour une production de plus de 3 000 tonnes d’andouilles et d’andouillettes. La nouvelle structure ainsi créée, qui emploie 250 salariés, se positionne en numéro un sur ces deux marchés, devant AT France et Popy. « Notre objectif était de rationaliser nos activités et de créer des synergies à tous les niveaux : production, achat, logistique, mais chacun garde ses propres clients », explique Claude Bianic, p-d.g. de la société éponyme. Amand et Bianic montrent des complémentarités puisque le premier réalise 80 % de son chiffre d’affaires en RHD et le second 85 % en GMS.

« Nous étions concurrents mais sans nous affronter sur les mêmes marchés. Alors que les prix sont plutôt à la baisse depuis quelques années, la seule solution était de faire des économies en amont », souligne-t-il.

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Saturer le site de Vire

Amand et Bianic prévoient de faire tourner à plein régime leur site de Vire, dans le Calvados, qui s’étend sur une surface de 7 000 m2 pour une production qui devrait atteindre 6 000 tonnes d’andouilles et d’andouillettes. « Il y a deux ans, Amand avait fait des investissements importants pour installer en particulier une station d’épuration », souligne Claude Bianic. Le site accueillera donc la production du site de Bianic à Morlaix, dans le Finistère, celui-ci conservant sa production de charcuterie, notamment de boudin blanc. Par ailleurs, d’ici à deux ou trois mois, la plate-forme logistique du site normand devrait également être réaménagée. Le site de Beignon, dédié à la fabrication d’andouilles de Guéméné, et celui de Pontorson, dans la Manche, bénéficieront également d’un investissement. Au total, les deux sociétés investiront près d’1,5 M EUR dans les réaménagements de leurs outils de production.

Un avantage face à la distribution

« Sur un marché atomisé où les acteurs sont très nombreux, notre fusion est un avantage dans la négociation avec la grande distribution qui préfère avoir en face d’elle des groupes plus importants que des PME. Notre fusion permet de massifier nos expéditions, donc de rationaliser nos coûts face à une grande distribution de plus en plus dure », explique Claude Bianic. De son côté, Bianic finalise ses négociations. « Si les prix n’ont pas augmenté, au moins ils n’ont pas baissé», précise-t-il.