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Amaya Ag met l’IA au service des agriculteurs africains

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Amaya Ag veut proposer des solution adaptées aux agriculteurs africains. Crédits : © Amaya Ag

La start-up rémoise Amaya Ag développe une application permettant aux petits agriculteurs africains d’optimiser leur activité en mobilisant les ressources de l’intelligence artificielle. Elle vient de mobiliser 550 K€ pour améliorer sa solution technologique.

Amaya Ag est basée à Reims, au cœur des plaines agricoles de la Champagne, mais c’est bien plus au sud que ses créateurs regardent pour faire grandir leur application. Mabrouk Aib et Nassim Ilmane ont en effet mis au point une application destinées aux agriculteurs en général mais qu’ils destinent en priorité aux agriculteurs d’Afrique. « L’application que nous avons mis au point est particulièrement adaptée aux attentes des petits cultivateurs ou éleveurs africains, qui ont besoin de conseils pour optimiser leur activité, améliorer leur productivité et réduire leur impact environnemental », explique Mabrouk Aib, président d’Amaya Ag, dont l’application s’adresse aussi aux conseillers agricoles. La start-up est incubée par Innovact et accompagnée par Le Village By CA de Reims.

Conseils techniques et économiques

Pour atteindre cet objectif de service, l’application se base sur « l’intelligence artificielle, alimentée à partir de données externes comme celles que nous avons collecté auprès de chambres d’agriculture avec qui nous avons travaillons, et internes apportées par les agriculteurs eux-mêmes », indique Mabrouk Aib. A partir de ces données, le but est de proposer des conseils techniques adaptés à chaque agriculteur, en fonction des conditions pédoclimatiques présentes localement. L’idée consiste aussi à prendre en compte la dimension économique de l’activité en facilitant l’accès au financement ou la vente au meilleur prix de la récolte. 

Lire aussi : Pierre-Yves Tourlière (Timac Agro) : « Le potentiel redox, c’est la quatrième dimension de la fertilité des sols »

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Car si les agriculteurs sont les utilisateurs finaux, Amaya Ag vise surtout d’autres opérateurs qui pourraient financer le déploiement de l’application. « Les coopératives, les conseillers agricoles, les fabricants d’intrants ou même les banques, qui ont besoin de mieux connaître les agriculteurs avec qui ils travaillent, pourraient acquérir l’application pour la mettre à disposition de ces mêmes agriculteurs », poursuit-il. Dans ce cadre, Amaya Ag a annoncé en avril 2024 « une collaboration stratégique avec la Confédération Africaine des acteurs agropastoraux (C-3A), un acteur clé dans le développement de la filière agropastorale en Afrique centrale », organisation regroupant notamment des coopératives de cette région.

Amaya Ag vient de débuter en février 2024 la commercialisation de son application, après une phase de tests en 2023, dont certains ont été réalisés en Algérie avec Timac Agro. Mais la phase de R&D doit encore se poursuivre. C’est pour financer justement cette phase que la start-up a levé (pré-seed) 550 K€ en avril 2024 après de business angels, la Région Grand Est et BPI France. Et pour la phase de commercialisation, en priorité sur la marché algérien, Mabrouk Aib compte sur le soutien de Team France Export, dispositif d’accompagnement des entreprises françaises à l’international. La start-up ne communique pas encore de chiffre d’affaires prévisionnel, mais table sur 10 000 utilisateurs début 2025. Et prévoit une levée de fonds d’ici la fin de l’année 2024, pour un mont qui n’est pas dévoilé.