Abonné

Bois énergie Améliorer le dialogue dans la filière bois pour limiter les conflits d’usage

- - 3 min

Les acteurs de l’aval de la filière bois ont engagé le dialogue à l’occasion du colloque organisé par le Cibe (interprofession du bois énergie). Objectif : limiter les conflits d’usage qui pointent entre industriels et énergéticiens depuis que le bois énergie a fait son entrée dans le paysage français.

Serge Defaye, président du Cibe (Comité interprofessionnel du bois énergie), a appelé l’ensemble de la filière bois à plus de dialogue et à « donner du temps au temps », lors du colloque organisé par son organisation le 28 septembre sur le thème de la montée en puissance du bois énergie dans les territoires. En effet, les fabricants de panneaux notamment s’inquiètent depuis quelques temps de la concurrence entre les différents usages du bois. Luc Charmasson président de la FBIE (interprofession de l’aval), souhaite une analyse des besoins des uns et des autres pour éviter les conflits d’usage. « Les cellules biomasse doivent être mieux activées et ouverte aux interprofessions », demande-t-il. Pour Serge Defaye, ce travail doit se faire à l’échelle de grandes régions forestières qui sont les plus proches de la réalité des territoires. « Nos calculs sur le terrain sont bien en dessous des évaluations de l’Inventaire national forestier (IFN). Il faudrait commencer par généraliser les schémas régionaux pour bien estimer le potentiel de chaque massif », confirme Dominique Jarlier, élu de la FNcofor (fédération des communes forestières).

Développement harmonieux
L’ensemble des transformateurs conviennent qu’il leur faut travailler ensemble pour mettre sur pied un développement harmonieux de tous les chaînons. Car, prévient Serge Defaye, « on ne peut pas brûler les étapes, sinon cela va faire beaucoup de mal à tout le monde. Les apprentis sorciers doivent apprendre à écouter les professionnels ». Et Luc Charmasson abonde dans son sens : « Il est inconcevable de dire que l’on va soutenir le bois énergie au détriment de l’emploi ailleurs », dans les usines de panneaux de particules ou de pâte à papier par exemple. Selon lui les plaquettes forestières posent problème car les volumes ne sont pas au rendez-vous. « Résultat : les producteurs d’énergie achètent des petits bois et des rondins, et là on n’est plus du tout dans un cercle vertueux ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

concurrence
Suivi
Suivre