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Agroalimentaire Ania : « Se regrouper pour se renforcer face à la distribution »

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Les industries alimentaires doivent se regrouper afin de modifier le rapport de force avec les centrales d’achat des distributeurs, préconise une étude publiée le 20 octobre et réalisée pour l’Association nationale des industries alimentaires (Ania). Cette étude dresse les difficultés auxquelles est confronté le secteur, marqué par la crise. L’enquête, menée par le cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman auprès de 80 dirigeants d’entreprises révèle que pour 87 % des entreprises sondées, une amélioration de leur compétitivité et une réduction des coûts sont les principaux défis à relever dans les cinq ans à venir.

Pour l’Ania, il est temps de dépasser la « stratégie de résistance » pour passer à « l’offensive ». L’un des « grands objectifs » pour l’Ania est la nécessité de « rééquilibrer les pouvoirs avec la grande distribution ». Tel est le message de la fédération lors des premières rencontres économiques de l’agroalimentaire qu’elle a organisées le 20 octobre au Sial. Pour ce faire, l’Ania préconise le regroupement des entreprises alimentaires afin de modifier le rapport de force avec les centrales d’achat. Elle suggère également que le secteur agroalimentaire investisse dans de nouveaux réseaux de distribution, comme la restauration hors foyer ou crée des partenariats avec le monde agricole pour assurer ses approvisionnements à un prix stable. L’étude présentée à ce sujet révèle que pour 87 % des entreprises sondées, une amélioration de leur compétitivité et une réduction des coûts sont les principaux défis à relever dans les cinq ans à venir.

Développer durablement
D’autres pistes ont été présentées lors de ces premières rencontres économiques, comme « reconquérir le consommateur en créant des marques fortes » et « ouvrir de nouveaux horizons à son entreprise, avec le développement durable, l’international et la recherche de nouveaux segments porteurs ». Ainsi, les patrons d’entreprises ont identifié des défis susceptibles d’intervenir dans leurs décisions stratégiques et de bouleverser les modèles économiques d’ici 2015. Il s’agit tout d’abord du développement durable (+367 % par rapport à 2005) suivi de la séparation plus nette des métiers du marketing et de la commercialisation par rapport à la production (+ 363 % par rapport à 2005). Enfin, le développement dans les pays émergents apparaît également comme une intention stratégique qui va croître (+ 250 % par rapport à 2005). Selon Jean-René Buisson, président de l’Ania, « pour rester compétitives, les entreprises agroalimentaires devront s’adapter aux profonds bouleversements que subit notre secteur. ». « Ces changements passeront irrémédiablement par un accroissement des investissements en recherche et innovation, ainsi que par le développement à l’export. Passer à l’offensive et adopter une stratégie de rupture seront les clés de la réussite des entreprises de demain », a-t-il conclu.

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