Abonné

Année 2020 favorable au lait de chèvre, incertitudes pour 2021

- - 2 min

« Le lait de chèvre est une des productions qui marchent le mieux », se réjouit Jacky Salingardes, président de la Fnec (éleveurs de chèvres, FNSEA) lors de l’AG du syndicat le 20 avril. Dans un contexte de forte croissance de la collecte (+4 % en 2020 à 502 millions de litres), la hausse du prix de base amorcée au second semestre 2019 se poursuit. À 681 €/1 000 litres, il est en hausse de 3,5 % en 2020 par rapport à l’année précédente, explique Maria Campos Herrada de l’Institut de l’élevage. Toutefois, l’évolution de la composition du lait, avec un taux butyreux en baisse de 0,2g/litre sur l’année, atténue quelque peu cette augmentation. Et, finalement, le prix payé aux producteurs a été de 742 €/1 000 litres soit une progression de 3,1 %. La conjoncture a donc « soutenu les revenus des exploitations caprines », résume Nicole Bossis, également de l’Idele. Les exploitants fromagers connaissent malgré tout « une petite baisse » de leur revenu en 2020 du fait notamment de perturbations de commercialisation liées à la pandémie de Covid-19.

Autre signal positif pour les producteurs, « la tendance à la renationalisation des approvisionnements se poursuit », explique la spécialiste. En effet, les importations ont été divisées par deux en volume en deux ans. Elles ne représentent plus que 10 % des approvisionnements des transformateurs, quand ce chiffre était de 20 % en 2018.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour le début de l’année 2021, la mauvaise qualité des fourrages de 2020 et le décalage de naissances devraient limiter la reprise, d’autant plus que l’Ipampa lait de chèvre s’envole depuis septembre porté par la hausse du coût de l’aliment.

« La tendance à la renationalisation des approvisionnements se poursuit »