Le 17 mai est une date symbole dans l’histoire de la FNSEA. Ce 17 mai, Jean-Michel Lemétayer fêtera ses 5 ans à la tête du syndicat. Le même jour, le juge espagnol du tribunal de première instance de l’Union européenne écoutera en séance publique, à Luxembourg, les plaidoiries des syndicats agricoles français dans le cadre de l’affaire de l’amende bruxelloise.

Jean-Michel Lemétayer, qui se dit « profondément européen » et qui a appelé à voter oui au référendum du 29 mai 2005 aurait pu espérer un autre « cadeau » pour fêter ces cinq années de présidence que ce « dossier pénible » qui « met en jeu le droit syndical ». Pénible à plus d’un titre.

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Déjà, force est de constater que même le plus pugnace syndicaliste se trouve fort dépourvu face à une affaire exclusivement juridique qui se plaide de plus hors de France. Les recettes éprouvées de bon lobbyiste, à savoir manifestations et autres opérations coup de poing, ne sont pas de mise dans ce cas. Jean-Michel Lemétayer l’avoue. Il a été bridé dans son élan de syndicaliste par ses avocats. Seule concession pour donner un tour plus politique à l’affaire, le lancement d’une pétition qui a recueilli à ce jour 1 500 signatures et sera présentée au Parlement européen de Strasbourg le 16 mai.

Enfin, les sommes réclamées – plus de 16 millions d’euros –, ont de quoi faire pâlir le plus économe des syndicalistes. Les JA ne s’en cachent pas. S’ils doivent payer l’amende de 600 000 euros, « ils soldent la boutique », a expliqué Gaël Grosmaire, vice-président. Du côté de la FNSEA, l’optimiste Jean-Michel Lemétayer ne se permet pas d’envisager le pire… surtout un jour anniversaire. Son sens de l’humour… c’est sa botte secrète !