Il n’aura pas suffi que la justice demande à Greenpeace d’effacer de son site internet les noms de deux agriculteurs producteurs d’OGM, Claude et Pascal, pour les faire rentrer dans l’anonymat. Chacun a reçu cette semaine la visite du collectif des faucheurs volontaires après avoir sollicité il y quelques mois la presse. Les journalistes avaient été conviés ce printemps à rencontrer cette nouvelle génération d’agriculteurs producteurs de maïs transgénique et fiers de l’être. Mal leur en a pris !
Pour Claude, la riposte du collectif a donné lieu à une photo de son champ par le célèbre Yann Arthus-Bertrand. Pour Pascal, c’est une destruction partielle de sa culture avec en « guest star » José Bové. S’exposant devant les médias en mars dernier, les agriculteurs avaient demandé aux journalistes de ne pas citer leur nom. Ce qu’avait d’ailleurs respecté la presse mais pas… Greenpeace ! Difficile, après, de vouloir faire sien le proverbe « pour être heureux, vivons cachés » !
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Il n’empêche, cela ne peut justifier aujourd’hui la destruction chez des agriculteurs, de parcelles commerciales avec des semences OGM autorisées, alors que c’est à l’irresponsabilité de l’Etat qu’il faudrait s’attaquer. Depuis bientôt 10 ans, les pouvoirs publics sont incapables d’organiser une soi-disant coexistence entre les cultures OGM et non-OGM alors que la première destruction d’essais remonte en France à 1997. Pire, une situation de non-droit s’est installée, conférant à ces cultures autorisées depuis 1997 par Dominique Voynet un caractère illégitime. Dans ce contexte, les agriculteurs en France, une fois de plus, passent aux yeux de l’opinion publique pour des « irresponsables » pendant que les semenciers poursuivent sans être perturbés le developpement des OGM dans le monde entier.