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Antésite Noirot va investir 10 M€ dans un nouveau site

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Reprise en début d’année par trois investisseurs, Antésite Noirot se réveille et multiplie les projets. Pour accompagner le redécollage de ses ventes et le renforcement de son portefeuille de produits, l'entreprise va investir dans un nouveau site industriel.

La belle endormie se réveille ! Antésite Noirot, société familiale fondée en 1898, va investir 10 millions d’euros dans un nouveau site. « L’usine actuelle est très ancienne et peu adaptée à notre production, c’est pourquoi nous avons décidé de déménager l’entreprise de son site historique de Coublevie, en pays voironnais, à 3 km de là, dans une zone industrielle », explique Stéphane Lacourt, directeur général d’Antésite Noirot. Les fonds nécessaires seront mobilisés grâce à la vente de l’ancien site, aux aides publiques et à de l’endettement. Le nouvel équipement est prévu pour entrer en production fin 2022.

Le nouvel élan pris par l’entreprise nécessite ce grand changement. Depuis le début de l’année, trois investisseurs ont pris le contrôle d’Antésite Noirot en acquérant 90 % du capital auprès de la famille Quattrocchi-Mollard : Stéphane Lacourt, Jérôme Poisson (DG de Columbus Retail) et François Lévêque (business angel). La société n’était pas en bonne santé, mais un important investissement en ressources humaines avec quinze commerciaux (en plus des vingt-cinq salariés initiaux) et une réimplantation significative de ses boissons iconiques en GMS a permis d’obtenir des résultats.

« Le chiffre d’affaires, qui avait atteint 6 millions d’euros au 30 septembre 2019, va plutôt atteindre 8 millions cette année », selon les prévisions de son directeur général. Certains produits ont connu de fortes hausses de leurs ventes comme les sirops bio (+80 %) et même le produit phare, qui a réalisé 50 % du chiffre d’affaires en 2019, dont les ventes ont bondi de 22 %. Quant aux vins blancs et rosés aromatisés Noirot, les ventes ont bondi de 60 % grâce aux clients historiques et aux nouveaux clients.

Cap sur l’export et les nouveaux produits

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Dans les prochaines années, la « belle endormie » doit révéler tout son potentiel en misant sur plusieurs leviers identifiés par la nouvelle direction. « L’export, qui représente actuellement 10 % des ventes, doit atteindre 40 % du chiffre d’affaires dans cinq ans », assure Stéphane Lacourt. Le rajeunissement des clients est aussi un axe de croissance. C’est tout le sens des produits comme les ultraconcentrés Thésite et Fruisite, permettant de confectionner des boissons aromatisées, sans sucre, sans colorants et sans édulcorants. La recette phare Antésite se décline désormais en plusieurs autres parfums que la réglisse qui a fait connaître la marque. Cette dernière compte sur l’absence de concurrents directs pour se faire une place dans les GMS. Et elle parie aussi sur le bio : ses nouvelles références « Antésite bio commencent donc leur implantation dans près de 2500 points de vente en GMS (Auchan, Système U, Intermarché, Carrefour…). Une gamme bio adaptée aux magasins spécialisés bio est quant à elle disponible dans les Botanic de France depuis 2019 » annonce la société.

Enfin, les clients professionnels sont un autre axe de développement. La société fournit déjà des industriels, mais elle est désormais en mesure de produire des boissons prêtes à boire bio comme elle le fait pour les Têtes Brûlées et Columbus Café. « La cellule R & D d’Antésite a travaillé dans un premier temps sur les formulations de thés glacés infusés bio et de citronnades bio infusées aux plantes pour Columbus Café. » Quant aux jus Têtes Brûlées, ils arrivent dans les GMS.

Fin 2024, Stéphane Lacourt prévoit que le chiffre d’affaires atteindra 20 millions d’euros et que la marge d’Ebitda de la société sera autour de 10 %, alors qu’elle était négative lors des exercices précédents 2020.