Cela faisait longtemps que le Space ne s’était pas déroulé dans une atmosphère aussi apaisée. Il faut remonter à 2014 où l’on affichait « un optimisme dans la perspective de la fin des quotas laitiers ». En 2015, en pleine crise du porc et du lait, le ton avait radicalement changé. La FRSEA Bretagne craignait que le Space ne devienne « un musée où la population de l’Ouest viendra en pèlerinage se souvenir de ce qu’était l’agriculture avant! » Puis en 2016, ce fut le bal des candidats à la primaire de la droite, en pleine crise laitière, après une moisson catastrophique, alors que les producteurs de porc com- mençaient à relever la tête.
Cette année, à Rennes ce sont les États généraux de l’alimentation qui ont animé les débats. Dans les premières réunions, ça « patinait » un peu, tous les participants se regardant en chiens de faïence et s’en tenant aux constats sur l’état de l’agriculture vu de leur fenêtre. Alors il a fallu que le ministère de l’Agriculture les aide à se dévoiler, notamment en leur imposant d’envoyer au préalable leurs propositions. À Rennes, ce fut celles de Coop de France et de la FNSEA qui ont fait débat.
Tout compte fait, le contexte est favorable pour tout remettre à plat: les différentes lières agricoles ne sont pas en crise profonde, ce qui inhiberait toute capacité de se projeter sur le moyen-long terme, mais pas en pleine forme non plus, ce qui laisserait entendre qu’il n’y a rien à bouger. De plus, aucun politique ne pourra désormais affirmer que l’on assistera à une hausse constante des prix du fait de la hausse de la démographie, ce qui avait plombé les négociations de la dernière Pac.

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