Comme l’y oblige désormais tous les trois ans le règlement sur l’OCM, la Commission a publié un rapport – pour la première fois – sur la mise en œuvre des mesures relatives au secteur de l’apiculture pour la période 2013-2015. Tous les États membres ont mis en œuvre des programmes apicoles nationaux et plus de 90 % des fonds de l’Union alloués ont été utilisés, montre le rapport. Sur la base de ces constatations, le texte conclut que « les mesures de marché mises en place par l’UE en faveur du secteur de l’apiculture sont efficaces ». Pour les programmes apicoles 2017-2019, les fonds de l’Union disponibles augmenteront pour atteindre 36 millions € par campagne apicole contre 33 millions € en moyenne sur la période 2013-2016.
C’est avec cette nouvelle programmation 2017-2019 qu’entreront en vigueur les dispositions mises en place par la réforme de la Pac et notamment la révision du système d’identification des ruches. Le 15 mars 2017, les États membres communiqueront donc pour la première fois à la Commission le nombre de ruches présentes sur leur territoire en appliquant ces nouvelles méthodes harmonisées. Selon les dernières estimations datant de 2016, l’UE compte quelque 16 millions de ruches pour 600 000 apiculteurs. Mais seuls 4 % de ces apiculteurs possédaient plus de 150 ruches et pouvaient donc être considérés comme des apiculteurs « professionnels ».
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Avec une production avoisinant les 250 000 tonnes par an, l’UE est le deuxième producteur mondial de miel après la Chine, mais elle n’est auto-suffisante qu’à hauteur de 60 %. En 2015, l’UE a importé environ 200 000 tonnes de miel dont la moitié provenait de Chine et en a exporté 20 000 t.
Dans l’ensemble, la production de miel dans l’UE augmente lentement mais, prévient le rapport, « les apiculteurs pourraient rencontrer davantage de difficultés à maintenir ce niveau de production au vu de tous les défis auxquels ils sont confrontés au niveau de la santé des abeilles et de la perte des habitats due à l’intensification de l’agriculture ».