Auditionné en commission des Affaires économiques de l’Assemblée le 30 juin, le président de l’inteprofession apicole (Interapi), Eric Lelong, a annoncé que sa filière va demander « une aide directe aux apiculteurs » dans la prochaine Pac pour compenser la « distorsion de concurrence importante » dont souffrent les apiculteurs français à cause des quotas de miels contenus dans plusieurs accords de libre-échange. « Ces accords de libre-échange, nous n’y est pas opposés, mais nous sommes opposés aux quotas aujourd’hui qui sont dedans : 45 000 t pour le Mercosur, 35 000 t pour le Mexique, autour de 40 000 t pour l’Ukraine. Cela vient déstabiliser en termes de prix les productions françaises » notamment « les miels premiers prix » (de tournesol, colza).
Eric Lelong a également annoncé qu’Interapi demandera, dans la future Pac, la création d’une indemnité compensatoire de « handicap climatique », inspirée de l’ICHN (handicap naturel) pour maintenir l’apiculture et l’activité de pollinisation dans les territoires où l’on « ne produit plus » de miel à cause du dérèglement climatique, comme dans « tout l’arc méditerranéen ». Enfin, Interapi demandera « le doublement des Maec apicoles » qui n’ont pas été revalorisées « depuis presque 20 ans » pour rester à « 20 euros à la ruche ».
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Par ailleurs, Eric Lelong a estimé « complètement inadmissible » que le volet indemnisation des apiculteurs victimes du frelon asiatique n’ait pas avancé, depuis l’adoption de loi contre la prolifération du ravageur en mars 2025. Il a estimé que, si l’intervention du FMSE en la matière présente un problème juridique, comme expliqué par la ministre de l’Agriculture le 9 décembre, il est « tout à fait possible d’ouvrir un guichet FranceAgriMer pour cela », d’autant que l’organisme a « l’habitude de travailler avec des apiculteurs ».
LM