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Norvège Appel de l’OMC à libéraliser le secteur agricole

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« Les produits agricoles norvégiens continuent de bénéficier d’un soutien important qui contribue dans une large mesure à la cherté des prix des denrées. L’adoption de mesures destinées à réduire ce soutien permettrait d’harmoniser la politique agricole avec les solutions fondées sur le marché adoptées dans d’autres secteurs, lesquelles ont été un élément déterminant de la prospérité de la Norvège », estime, dans un récent rapport, l’organe d’examen des politiques commerciales de l’OMC.

La moyenne des droits dont sont passibles les produits agricoles à l’entrée sur le territoire norvégien est de 35,8 %, et seulement 38 % des lignes tarifaires sont exemptes de droits, note l’Organisation mondiale du commerce.

Elle souligne aussi que la Norvège ne notifie à l’OMC que les mesures SPS (sanitaires et phytosanitaires) et les règlements techniques qui sont purement nationaux ou qui diffèrent considérablement de ceux harmonisés dans l’ensemble de l’Espace économique européen (l’EEE, qui réunit les Etats membres de l’UE, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein). Pour évaluer le risque que comporte l’autorisation des OGM, la Norvège tient compte de « principes d’ordre social et moral ainsi que de principes liés au développement durable ».

Un soutien équivalent à 66 % des recettes

La Norvège offre une aide substantielle pour les quelques denrées agricoles qu’elle produit, le soutien à l’agriculture occupant, selon les estimations, le deuxième rang parmi les pays de l’OCDE (66 % de la valeur des recettes agricoles brutes), constate l’OMC. Pour ce qui est de ces produits, la Norvège n’en importe que lorsque la production nationale ne permet pas de répondre à la demande intérieure.

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La Norvège administre des contingents tarifaires pour quelque 24 lignes tarifaires, qui sont pour la plupart attribuées par adjudication : dans un certain nombre de cas, les taux d’utilisation sont faibles.

Selon l’OMC, les prix perçus par les agriculteurs norvégiens pendant la période 2004-2006 représentaient plus du double de ceux du marché mondial. Les versements directs au titre de la boîte bleue sont « conséquents » et quelques produits bénéficient de subventions à l’exportation.

Le soutien accordé au secteur agricole se démarque donc sensiblement des politiques par ailleurs axées sur le marché que poursuit la Norvège et, en conséquence, les consommateurs norvégiens doivent dans une large mesure payer des « prix particulièrement élevés » pour certains produits agricoles.