À Avignon s'est tenu le 80e Anniversaire de la création de l'INAO, l'institut national de appellations d'origine, qui défend et organise aujourd'hui les appellations d'origine, les indications géographiques, le bio, les labels. Bien sûr, par définition, on ne peut imaginer que ce type de valorisation porte sur l'ensemble des produits agricoles. Il n'empêche : à constater le résultat sur la pérennité des exploitations agricoles, sur la remontée de la valeur ajoutée aux agriculteurs on se dit qu'un tel modèle mériterait de concerner davantage de produits agricoles. Certains imaginent que pour une partie des produits laitiers, qui perdent la régulation par les quotas, les système IGP ou appellation pourrait être une alternative. À condition évidemment que le produit ait une réelle valeur, un lien au terroir fort. Mais il y en a beaucoup plus qu'on ne le pense. La France regorge de produits de très grande qualité, connus des seuls locaux et même parfois disparus, dont il suffirait de relancer la production en respectant les savoir faire ancestraux. Les industriels savent très bien prendre en charge ce type de produits, les intégrer dans un créneau de marché et même des marchés export. Lactalis, grand industriel s'il en est, n'est-il pas le premier producteur d'AOC laitière du pays ? La Bretagne, qui a tant misé, et avec succès naguère sur les produits standards, par exemple en produisant de l'emmental au grand dam de la région d'origine, pourrait à son tour commencer à mieux explorer les richesses de son terroir. La voie de l'industriel standard à bas prix n'est pas la seule.

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