Alors que la présentation du projet de Bruxelles pour la fixation de seuils d’OGM tolérés dans les semences traditionnelles et biologiques – soit 0,3 à 0,5 % selon les catégories de plantes selon la dernière version du texte – a été reportée à début septembre, une coalition de 40 organisations agricoles européennes a demandé, dans une lettre adressée à la Commission européenne, la fixation d’un seuil d’étiquetage au niveau de détection le plus bas possible (0,1 %).
« Nous appelons tous les commissaires à rejeter le projet en l’état et à aller plus loin en établissant un étiquetage obligatoire des OGM dans les semences basé sur la limite de détection évoluant avec le temps et à fixer des normes de pureté rigoureuses dans la législation européenne sur les semences », a indiqué Stefano Masini de la Coldiretti, le principal syndicat agricole italien, dans un communiqué. « Une telle approche permettra de réduire les coûts de façon drastique pour les agriculteurs et l’ensemble de la chaîne de production et permettra de garantir un choix effectif à nos consommateurs et producteurs, conformément à l’objectif de la Commission. Autrement, notre politique de qualité serait compromise », a-t-il ajouté.
La lettre adressée à Bruxelles souligne que « les seuils de présence fortuite d’OGM dans les semences conventionnelles et biologiques devraient être fixés au niveau le plus bas possible et fiable sur un plan technique – en prenant en compte le progrès technique dans les méthodes de détection », soit « inférieur à 0,1 % » à l’heure actuelle en pratique pour des lots allant de 40 kg à 25 tonnes.
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Parmi les signataires de la lettre figurent, outre la Coldiretti, la Coordination paysanne européenne (CPE), la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, la Confédération paysanne française et le Deutscher Bauerbund.