Les députés européens ont insisté, le 6 mai, sur l’importance d’instaurer des règles « réalistes » de bien-être des animaux, lors de l’adoption de leur rapport sur les propositions de la Commission visant à améliorer les conditions de mise à mort à l’abattoir. Les élus, dont l’avis n’est que consultatif, suggèrent de modifier le projet initial afin de garantir le respect des pratiques religieuses. De son côté, la présidence tchèque de l’UE a transmis aux experts des Etats membres un nouveau projet de compromis.
Soucieux de garantir la viabilité économique des petits abattoirs, le Parlement de Strasbourg a demandé, le 6 mai, une modification du projet de règlement de la Commission visant à renforcer les normes de bien-être des animaux au moment de l’abattage. L’avis des députés européens n’est que consultatif. Ils estiment néanmoins que l’obligation de désigner un responsable des questions de bien-être animal ne devrait pas s’appliquer aux petits établissements qui abattent jusqu’à 50 têtes de bétail par semaine ou 150 000 volailles par an. De même, les conditions de formation de ces « M. Bien-être animal » proposées par la Commission sont jugées trop lourdes. La présidence tchèque a d’ailleurs repris cette suggestion dans la proposition de compromis remise aux experts des Etats membres.
Le respect des rites religieux respecté
Les entreprises devraient avoir la possibilité d’assurer la mise à niveau de leur personnel et la validité du certificat de compétence ne devrait pas être limitée dans le temps. De plus, les parlementaires considèrent que l’UE doit renforcer ses exigences en matière de bien-être des animaux pour les produits carnés importés.
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Par ailleurs, les élus européens rejettent la création de centres nationaux de référence pour le bien-être animal par les Etats membres. Ils estiment que les Etats membres disposent déjà de structures administratives dotées des compétences adéquates.
Enfin, sur la question de l’abattage rituel, longuement débattue au sein de l’hémicycle ces derniers mois, les députés ont estimé qu’il est nécessaire de maintenir une dérogation générale afin de permettre la mise à mort des animaux sans étourdissement préalable dans le cadre de rituels religieux.