Plus de quarante États européens et l'UE participeront en octobre à Madrid à la 7e conférence ministérielle Forest Europe, processus intergouvernemental lancé en 1990 pour promouvoir la gestion durable dans ce secteur. À Durban, en Afrique du Sud, s'est achevé le 14e Congrès forestier mondial, avec l'adoption d'une déclaration et d'appels à l'Onu et à la conférence sur les changements climatiques.
Organisée conjointement par l'Espagne et la Slovaquie les 20 et 21 octobre à Madrid, la 7e conférence ministérielle Forest Europe réunira plus de quarante États européens, notamment ceux membres de l'UE, ainsi que l'Union représentée par la Commission de Bruxelles. Processus intergouvernemental lancé en 1990 dans le but de promouvoir la gestion durable des forêts en Europe, Forest Europe fonctionne sur la base de l'engagement volontaire de ses 47 signataires actuels.
Comme ce fut le cas pour les six précédentes, la conférence sera une nouvelle étape vers la mise en œuvre des divers engagements pris lors de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (juin 1992 à Rio de Janeiro), du Sommet mondial sur le développement durable (2002, Johannesbourg) et du Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF, depuis 2000).
Elle abordera trois thématiques : l'économie verte et les aspects sociaux de la gestion durable des forêts, la protection des forêts dans un environnement en pleine mutation, l'orientation future de Forest Europe.
Les forêts sont de plus en plus fragmentées du fait d'un taux de dégradation et de menaces écologiques plus élevés qu'estimé précédemment, selon une recherche publiée le 7 septembre par des scientifiques européens en collaboration avec le Centre de recherche commun de l'UE (JCR).
Les auteurs ont analysé les changements de couvert forestier enregistrés par satellite de 2000 à 2012 au niveau mondial ainsi que 768 régions écologiques. Ils en ont déduit une perte nette globale de 3,2 % (1,71 millions de km2 ).
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Leur travail a également porté sur la fragmentation des forêts, facteur important de leur dégradation et de l'érosion des habitats. En cartographiant les changements dans les superficies intérieures des forêts, les chercheurs ont constaté un taux de perte de 9,9 %, 3,1 fois plus élevé que le taux de perte global entre 2000 et 2012.
Déclaration et messages de Durban
Le 14e Congrès forestier mondial (1) s'est achevé le 11 septembre à Durban (Afrique du Sud) avec l'adoption, après une semaine de débats, d'une déclaration soulignant notamment que les forêts et les arbres doivent être intégrés à d'autres utilisations des terres, notamment l'agriculture, afin de traiter les causes de la déforestation et des conflits sur les terres. Les participants ont aussi relevé que les forêts sont essentielles pour atteindre les 17 Objectifs de développement durable (ODD), dans un message adressé au Sommet du développement durable des Nations Unies qui se tient du 25 au 27 septembre à New York et doit adopter le « Programme pour l'après-2015 ». Ils ont de même adressé un message à la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP21, qui se réunira en décembre à Paris.
(1) Voir n° 3511 du 14/09/15