Abonné

Nutrition Après les jeunes, Bruxelles s’intéresse à l’alimentation des seniors

- - 3 min

La Commission européenne a réuni, le 29 novembre, des scientifiques pour faire le point sur l’impact de l’alimentation sur la santé des seniors. Elle a posé les premières bases pour l’élaboration de régimes spécifiques pour lutter contre les carences en vitamine D, les cancers ou encore la maladie d’Alzheimer.

Les jeunes et l’obésité ne seront pas la seule cible des politiques nutritionnelles européennes. La Commission de Bruxelles a réuni, le 29 novembre, des scientifiques, experts du vieillissement, pour analyser l’impact de l’alimentation sur le développement de maladies comme Alzheimer, les cancers ou les problèmes cardiovasculaires. « C’est un enjeu majeur pour les prochaines années, notamment pour permettre l’allongement de la durée du temps de travail de cinq ans à l’horizon 2010 », a souligné Christian Patermann, un directeur de l’exécutif européen (DG Recherche).

Pain enrichi en vitamine D

« Certains lipides augmentent ou diminuent les processus liés à Alzheimer », explique ainsi le professeur Hartmann dont l’équipe tente « d’optimiser des prototypes de régimes alimentaires » qui réduisent la récurrence de la maladie, ajoute-t-il. Mais dans l’attente d’avancées dans ses recherches, le scientifique se refuse à toute extrapolation sur les aliments bons ou mauvais pour les consommateurs.

Ce qui n’est pas le cas d’une autre experte qui préconise le développement rapide de pain enrichi en vitamine D. Rikke Andersen, responsable scientifique du programme Optiford, estime nécessaire les aliments enrichis en vitamine D compte tenu de la « véritable carence des consommateurs ». Toutefois, elle considère l’offre sur le marché inadéquate : « On trouve déjà du lait ou des margarines enrichies mais ils ont des effets indésirables pour la santé, contrairement au pain », affirme-t-elle.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Flore intestinale

Autre chercheur à intervenir devant la Commission européenne, Joël Doré, de l’Inra, appelle l’industrie à développer des probiotiques capables d’entretenir la flore intestinale des personnes de plus d’une soixantaine d’années. Celle-ci joue un « rôle essentiel pour le maintien en bonne santé », insiste-t-il, déplorant que « des produits spécifiques n’existent pas encore sur le marché ».

En tout état de cause, le régime alimentaire nécessite « une plus grande mobilisation », constate M. Patermann. Les programmes de recherche constituent « une première étape », avant de faire intervenir l’industrie et les autres parties prenantes, explique-t-il.