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Porc : Alain Berger, le délégué interministériel à l’agroalimentaire souligne l’incapacité de la filière à s’entendre sur une stratégie commune : « des conflits interpersonnels et des divergences profondes empêchent toute approche coordonnée » dit-il dans son rapport sur la filière porcine.
Lait : il a fallu une intervention du premier ministre lui-même pour faire en sorte qu’un accord sur le prix du lait puisse être même envisagé.
De nouveau, les opérateurs font montre d’une incapacité à s’entendre, à trouver un soupçon même de consensus pour construire ensemble une stratégie et faire taire leurs divergences.
Du coup, pour le dossier laitier lui-même il a fallu faire appel à l’Etat pour qu’il arbitre, force une réconciliation des points de vue. Sans que finalement cela ne satisfasse totalement quiconque.
Quand les opérateurs conviendront-ils qu’il faut mieux être capable de s’entendre sur des positions communes que se les voir imposer par l’Etat ? Nous sommes dans un pays aux curieux réflexes, se plaignant de l’emprise de l’Etat qui ne ferait que croître alors que c’est nous-mêmes qui la suscitons par incapacité à s’entendre entre agents privés. En même temps, on se plaint d’avantages que possèdent certains de nos voisins en oubliant que leur atout maître est essentiellement leur capacité à s’entendre. On a quasiment inventé, en France, la notion de filière alors même que nous sommes les plus maladroits à les faire fonctionner.
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