L’Etat est plus « producteur de risques » que « facilitateur » pour ceux qui entreprennent. Les « politiques » devraient pourtant savoir quels avantages ils retirent de toute création de richesse dans leur circonscription : dans celle de Pierre Méhaignerie, aux portes de la Bretagne, il y a une telle densité d’industries agroalimentaires que le taux de chômage y est inférieur à 5 %, a reconnu l’ancien ministre en venant conclure le 7e colloque AgroFinance. On ne pouvait être plus en phase avec le parterre de responsables d’entreprises réunis pour affûter leurs stratégies de conquête de relais de croissance. C’est bien sur leurs épaules que repose l’enjeu industriel de demain, à savoir donner une chance à nos campagnes de vivre de leurs productions plutôt que de survivre avec des aides. Mais on ne peut vouloir la pleine contribution des IAA à l’emploi et au rayonnement de nos produits à l’étranger sans écouter ces deux remarques entendues au colloque : recycler à travers les budgets publics de l’argent prélevé sur les entreprises paraît contre-productif pour celles qui tentent d’en récupérer une miette à travers les arcanes des dispositifs d’appui à l’export. Ne serait-il pas plus simple d’exonérer de charges tout nouveau chiffre d’affaires réalisé à l’étranger ? et ne faudrait-il pas surtout faire meilleur accueil dans nos postes d’expansion économique aux entrepreneurs français qui se lancent sans filets ?
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.