La grève des transporteurs de céréales entamée il y a 15 jours en Argentine ralentit l’appareillage des navires de certains ports de la province de Buenos Aires, où les pénuries guettent, ont indiqué vendredi à l’AFP des sources syndicales et portuaires. « Nous réclamons un ajustement des tarifs des transports, que l’augmentation de 12 % négociée en novembre 2012 soit appliquée », a expliqué Miguel Aguilar, président de l’Association des transporteurs de céréales (Atcade). L’Atcade regroupe des petits transporteurs propriétaires de flottes de trois camions maximum. L’Argentine est le troisième exportateur mondial de soja et figure parmi les plus grands vendeurs de maïs et de blé. Le 19 juillet, quatre navires étaient bloqués au port de Quequen (550 km au sud de la capitale) et une dizaine d’autres attendaient de pouvoir charger ou décharger leur marchandise, selon une source portuaire. Le port de Quequen, en eaux profondes, est l’un des terminaux les plus affectés par la grève, des villes de la zone commençant, elles, à être affectées par des pénuries de carburant, notamment. Le port de Quequen a opéré en 2012 sept millions de tonnes de céréales et reçu 306 navires, selon son site internet.
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