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Le chimiste Arkema est prêt à utiliser le glycérol, un co-produit de l’industrie du biodiesel, pour fabriquer de l’acide acrylique, un produit chimique de base, qui sert à de nombreuses utilisations. « Nous entrons de façon enthousiaste dans la chimie du végétal », a déclaré Nicolas de Warren, directeur des relations institutionnelles chez Arkema, lors de la présentation du rapport du Haut Conseil de la coopération agricole sur la chimie végétale, le 29 septembre à Coop de France.
Arkema a un programme de valorisation du glycérol pour la production d’acide acrylique, pour la fabrication de peintures, vernis, encres et résines. « Du fait de l’expansion de l’industrie du biodiesel, la production de glycérol est passée de 700 000 tonnes dans le monde à 2,5 millions de tonnes en 2009. La baisse des prix du glycérol rend tout à fait possible son utilisation pour produire d’acide acrylique ».
Le chimiste envisage de remplacer le propylène par du glycérol. Il produit, dans son usine de Carling Saint-Avold (Moselle) 300 000 tonnes d’acide acrylique par an, pour la fabrication de peintures, vernis, adhésifs et superabsorbants, qui correspondent, potentiellement, à 700 000 tonnes de glycérol. « Si déjà nous produisions 10% de l’acide acrylique avec du glycérol, nous pourrions absorber 70 000 tonnes de glycérol », a évoqué Nicolas de Warren. Une meilleure valorisation du glycérol contribuerait à renforcer le prix payé au producteur pour ses livraisons de graines oléagineuses destinées au biodiesel.
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