La veille de son assemblée générale, Arterris, groupe coopératif du sud de la France, a fait le point sur son développement depuis son rapprochement avec Sud-Céréales.
IL y a maintenant deux ans que le groupe Arterris et Sud-Céréales se sont rapprochés, sans pouvoir encore fusionner. Concrètement, les étapes visant à défaire certains accords commerciaux et industriels sont encore en cours. Pour l'exercice 2013/2014 clôt, la coopérative affiche des résultats dans le rouge, alors qu'ils restent positifs au niveau consolidé en dépit d'un repli assez net. Ainsi la coopérative a réalisé un chiffre d'affaires de 517,6 M€, un résultat d'exploitation de 7,5 M€ et un résultat net négatif de 1,6 M€. « Nous avons poursuivi la mise en ordre du groupe », a expliqué Jacques Logie, DG d'Arterris. « Nous avons notamment purgé des non-valeurs et réévalué certains actifs qui nous ont conduits à un résultat exceptionnel négatif de 9,6 M€ pour la coopérative. » En consolidé avec les activités des filiales, le chiffre d'affaire atteint 703 M€, un résultat d'exploitation de 7,3 M€ et un résultat net de 0,6 M€. Le chiffre d'affaire combiné Arterris/Sud-Céréales s'élève à 744 millions d'euros. Outre l'activité céréales et la création de Durum pour commercialiser le blé dur et le développement d'une importante activité dans les semences en multiplication, Arterris a profité de l'exercice passé pour consolider son activité dans les productions animales, pour un chiffre d'affaires de 50 M€. Aux 500 000 canards abattus à Labruguière dans le Tarn par sa filiale Fermiers occitans (26,8 M€ de CA), le groupe a ajouté la production de l'entreprise Larroque à Montauban rachetée début juillet. Il s'agit de 50 000 canards et trois magasins de vente directe. C'est d'ailleurs bien un axe important de développement que la coopérative entend travailler avec ce rachat.
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La vente directe représente déjà 25 % du chiffre d'affaires de la production de gras de la coopérative. En volaille standard, les adhérents de la coop ont livré 60 000 têtes/semaines et 10 000 volailles/semaine en production fermière. En ovins, une production importante pour Arterris, le constat est plus partagé avec des volumes en baisse sur les agneaux de lait quand les agneaux d'engraissement, valorisés depuis les troupeaux laitiers de montagne et de Roquefort progressent. Au total, 300 000 ovins ont été abattus durant l'exercice. En bovins, la création de la filiale Pamiers élevage avec la coopérative Synergie a donné lieu à la commercialisation de 2 000 bovins, et d'autres projets pourraient voir le jour, un partenariat qualifié de plus « structurant », s'est contenté d'indiquer Jacques Logié. Linea, la filiale espagnole du groupe située à côté de Gérone et spécialisée dans la dinde et le lapin, continue sa mutation et tente de réduire la part de la dinde dans ses résultats en développant des gammes de produits pour l'alimentation bébé et la RHF. Elle a réalisé 29 M€ de CA sur l'exercice. Enfin, après le lancement du magasin Frais d'ici en partenariat avec InVivo, Arterris se donne trois ans pour vérifier la justesse du concept avant de tenter de le décliner ailleurs. Il garde de fait, un œil sur la prochaine déclinaison du concept en Bourgogne.