La tempête qui vient de ravager le Sud-Ouest doit être vécue comme un drame mais aussi comme un avertissement. À la vue de ce qu’ont vécu les forestiers, les assureurs et producteurs de grandes cultures frémissent : que se serait-il passé si ces vents extrêmes avaient soufflé plus tard, les grandes cultures, le maïs en particulier, étant sur pied ?
Les météorologues nous disent que l’on va vers des événements climatiques extrêmes et il faut les prendre très au sérieux. De plus, il est prévu que les grandes cultures ne puissent plus faire appel au Fonds national de garantie des calamités agricoles, au motif qu’elles sont assurables. Or, tout juste la moitié des surfaces sont assurées à ce titre, ce qui laisserait les gestionnaires de l’autre moitié désarmés devant une telle tempête.
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Les forestiers le savent bien, à leurs dépens, puisqu’il semble qu’une faible surface de forêt landaise ait été assurée (10 %). La faute à l’imprévoyance mais aussi au coût d’une assurance qui a dû assumer l’impact de la tempête de 1999. Pire encore, dans le cas d’une production agricole, ce qui est détruit l’est pour de bon : l’exploitant ne peut même pas espérer tirer un peu de revenu de la vente comme on peut le faire avec les chablis.
Pour toutes ces raisons, les filières agricoles (car les agriculteurs ne sont pas les seuls concernés), les assureurs et pouvoirs publics ont intérêt à se presser : il leur faut mettre au point des produits performants avant de « récolter » une nouvelle tempête. La solution n’est sans doute pas que franco-française. Plus la population couverte est large et plus l’assurance peut être efficace. D’ailleurs, les dégâts provoqués par Klaus en Espagne nous rappellent que la France n’est pas sa seule victime.