Le prochain élargissement de l’Union européenne suscitera-t-il autant de débats que la récente entrée en vigueur de la réglementation européenne sur les OGM ? Dans les deux cas, les enjeux sont énormes, mais dans le second, le sujet touche de près à la vie quotidienne des gens. A en croire les associations de consommateurs françaises, plus de 70 % des Français ne veulent pas de ces organismes dans leur assiette. Conscients de ce rejet, les industriels ont pris leurs précautions pour se garantir de l’absence de transgéniques dans les matières premières qu’ils transforment. Mais comme le risque zéro n’existe pas, et que nulle filière n’est à l’abri d’un incident, fût-il mineur, l’opportunité s’offrait aux assureurs de couvrir ce nouveau risque. Pour tout dire, les intéressés ne se bousculent pas au portillon, et les raisons que d’aucuns avancent pour justifier leur prudence ont de quoi conforter les opposants aux OGM. Un réassureur évoque ainsi « un risque technologique non maîtrisé ». L’expérimentation menée pendant deux ans par des cultivateurs de maïs en France semble plutôt rassurante sur les atteintes qui peuvent être portées à l’environnement et les risques de dissémination. Mais les études – encore à venir – sur l’impact des OGM pour la santé des hommes le seront-elles autant ? Rien n’est sûr. En tout cas, le nouvel étiquetage, en préservant le libre choix du consommateur, laisse le temps aux OGM de faire la preuve de leur innocuité et de leur utilité.
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