Les Assurances du Crédit Mutuel et Allianz France ont annoncé le 7 octobre dans un communiqué commun un partenariat pour proposer des produits aux entreprises, notamment aux agriculteurs, au grand dam des indépendants qui distribuent les contrats et craignent la concurrence des banques. Concrètement, à l’exception d’Arkéa, les banques Crédit Mutuel, dont une entreprise française sur trois est cliente, pourront proposer des offres d’Allianz France. Les deux groupes se partageront à égalité les primes et l’indemnisation des sinistres. « Cette démarche participe de la volonté de Crédit Mutuel Alliance Fédérale (qui regroupe 14 des 18 fédérations du groupe Crédit Mutuel, NDLR) de proposer des solutions complètes et couvrantes à ses sociétaires et clients, et de devenir le partenaire de choix des entreprises, dans le cadre des travaux de son nouveau plan stratégique qui sera lancé fin 2023 », détaillent les deux partenaires dans leur communiqué.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Côté Allianz France, ce partenariat « pourra accompagner davantage de clients sur les marchés de l’entreprise et de l’agricole, conformément à ses objectifs stratégiques ». Les deux parties espèrent également, en augmentant le nombre d’assurés, parvenir à une meilleure mutualisation des risques – notamment dans l’assurance multirisques climatiques (MRC, ou assurance récolte) dont le fonctionnement est en train d’être redessiné – et être plus compétitifs. Cette association est cependant très mal perçue par les agents généraux d’Allianz France, des indépendants chargés de distribuer les produits d’un assureur et rémunérés à la commission. Allianz fait partie des treize assureurs agréés sur le marché de la MRC en 2022, à travers ses branches Allianz Assurances récoltes et La Rurale. Le groupe estime détenir 8,5 % des parts du marché de la MRC, à peu près au même niveau que l’assureur L’Etoile. Selon plusieurs sources, Groupama détiendrait au moins 60 % des parts de marché, et Pacifica entre 15 et 20 %.