Le rapport fait un certain nombre de recommandations aux pouvoirs publics, en particulier sur le respect des 170 kg d’azote organique à l’hectare. « Pour être efficace, le respect de cette obligation doit être vérifié de manière plus méthodique qu’aujourd’hui », estiment les deux inspecteurs. Il s’agit également de professionnaliser le suivi des installations de traitement, alerter et faire corriger les manquements en matière de fertilisation. L’azote d’origine animale n’est pas le seul à prendre en compte, souligne le rapport, la réduction des quantités d’azote minéral épandues en Bretagne n’ayant atteint « que 53% de ses objectifs ». Ce qui amène les auteurs à s’interroger : « Une politique portant plus fortement qu’aujourd’hui sur les engrais minéraux ne serait-elle pas a priori moins coûteuse qu’une politique basée sur les déjections animales, qui a supposé de gros investissements (PMPOA, stations) ? ». La mission est convaincue que c’est par une approche horizontale, c’est-à-dire concernant toutes les productions agricoles, et liée au sol (au travers du critère principal des 170 kg/ha) que des progrès sont possibles.
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