Abonné

Atelier n°13 : formation et attractivité du métier font compromis

- - 2 min

Dans l’atelier n°13 intitulé « Renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et des filières alimentaires et développer la formation », les débats sont « très positifs », selon le représentant de la FNSEA Jérôme Volle. « Il n’y a pas de désaccord majeur » sur les objectifs, seulement quelques « variantes » sur les outils à mettre en œuvre.

« Nous sommes d’accord sur la nécessité de développer l’apprentissage et l’alternance », explique Jérôme Volle. Pour ce faire, « il faut débloquer les freins législatifs et réglementaires ». La profession agricole demande un assouplissement en matière d’utilisation des machines, de manutention ou de tâches en hauteur. « Avec les exigences réglementaires actuelles, plus personne ne veut prendre le risque de devenir maître d’apprentissage ! », fait remarquer Bernard Lannes, président de la Coordination rurale.

Pour promouvoir la formation agricole, la FNSEA propose de faire intervenir un comité interprofessionnel dès le collège afin d’accompagner les élèves face à leur choix d’orientation. « L’Education nationale ne doit pas intervenir seule », estime Jérôme Volle. L’enseignement agricole n’est pas une « sous-orientation », poursuit-il : « 94 % des élèves qui sortent de l’enseignement agricole trouvent un emploi dans les deux ans. Et beaucoup en CDI ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Sur le volet formation, la Coordination rurale a par ailleurs fait part du besoin d’« expertiser les différentes boîtes de formation ». « Il y a énormément d’organismes de formation privés », fait remarquer Bernard Lannes. « Certains sentent qu’il y a du business à faire. Il faut s’assurer de leur professionnalisme ».

Les participants à l’atelier estiment également qu’il est nécessaire de faire une promotion commune de l’installation et des métiers salariés de l’agriculture, pour mutualiser les moyens. « Cependant, il est évident que nous ne pourrons pas promouvoir ce métier s’il ne garantit pas un revenu ! », affirme Jérôme Volle, rappelant tout l’enjeu du premier chantier des États généraux.