Dans un contexte de forte pression sur les prix en Europe, les Fromageries Bel considèrent la croissance de 31 % de leur résultat opérationnel au premier semestre 2006 tout à fait satisfaisante. Le producteur du Kiri et de La Vache qui rit estime que sa politique de marques fortes est un atout essentiel pour résister à la concurrence. Si les ventes, qui ont progressé de 3,7 % au premier semestre, devraient peut-être croître de façon moins favorable au second, les résultats de l’exercice devraient être en amélioration par rapport à 2005.
La première moitié de l’année 2006 sourit aux Fromageries Bel, qui sur un marché extrêmement concurrentiel, ont réalisé un bénéfice net en hausse de 18,4 % à 32,9 millions d’euros. Le producteur de la Vache qui rit, MiniBabybel, Apéricube, Kiri et Leerdammer fait un malheur. Le résultat des activités courantes s’établit en progression de plus de 50 % à 63,1 millions d’euros soit 7,4 % du chiffre d’affaires, et ce grâce à la maîtrise des charges et la baisse du coût des matières premières qui ont permis de compenser la pression sur les prix. Le résultat opérationnel qui intègre dans les charges non courantes l’adaptation de l’appareil de production, notamment en Allemagne, affiche une croissance de 30,9 % à 54,4 M EUR. Quant au chiffre d’affaires, il progresse de 3,7 % à 851,5 millions d’euros. L’activité fromage, qui compte pour plus de 90 % du chiffre, enregistre une hausse de 4,9 % essentiellement attribuable à l’effet volume.
Un groupe satisfait de ses performances
Pour l’entreprise, ces résultats témoignent de la puissance des marques dans un contexte général de pression sur les prix sur les grands marchés européens. Numéro un des fromages de marque en portions, et premier producteur de fromage fondu en France et en Europe, Bel se dit satisfait de son modèle, qui lui permet de résister dans ce contexte difficile. « Ces performances illustrent le succès de la stratégie mise en place qui repose sur une politique d’innovations forte, un portefeuille équilibré de marques internationales et locales et des produits différenciés soutenus par des investissements publi-promotionnels importants », a précisé le groupe dans un communiqué. Bel, qui réalise près de 80 % de ses ventes hors de France, dont les deux tiers en Europe, devrait bénéficier au second semestre de la montée en puissance de Bel Canada et Bel Japon, actuellement en phase de démarrage.
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Poursuite d’une politique d’investissements soutenue
Sans fournir de données chiffrées, le groupe a annoncé un exercice 2006 en amélioration par rapport à 2005 (CA à 1,73 milliard d’euros) « malgré le maintien d’une politique d’investissements soutenue et une progression sur le second semestre 2006 probablement moins favorable par rapport au second semestre 2005 que sur la première partie de l’année ». En effet, sur l’année 2006, le groupe avait prévu de nombreux investissements tels que la rénovation d’une usine au Portugal, la finalisation de la construction de la nouvelle usine en Algérie, ou l’installation de nouvelles lignes de production de MiniBabybel dans une usine américaine. Fin février, le groupe a également finalisé l’acquisition de la société turque Karper, fabricant de fromages fondus et autres produits pour la restauration. Enfin, grâce aux efforts de rationalisation industrielle déjà entamés, les marges devraient être renforcées en 2006, la rentabilité consolidée en 2007, afin de pouvoir réaliser des acquisitions en 2008.